Mali : Paris a tenté de libérer l'otage Michel Germaneau

capture d'ecranLe ministère de la Défense a confirmé le soutien de la France dans l'opération organisée contre une base d'Al-Qaïda pour libérer Michel Germaneau. L'otage capturé en avril dernier n'a pas été retrouvé.



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"L'opération conduite par les Mauritaniens", contre une base d'Al-Qaïda avec le soutien technique de la France, "a permis de neutraliser le groupe de terroristes" qui "refuse de donner des preuves de vie" de l'otage français Michel Germaneau, a confirmé vendredi 23 juillet le ministère de la Défense français dans un communiqué.

Le groupe de terroristes visé est "celui qui a exécuté l'otage britannique (Edwin Dyer) voici un an", a affirmé le ministère. Le touriste britannique Edwin Dyer avait été assassiné en juin 2009 après plusieurs mois de détention aux mains de ce groupe.

L'opération "conduite par les Mauritaniens a permis de neutraliser le groupe de terroristes et de faire échec au projet d'attaque contre des objectifs mauritaniens", a ajouté le ministère qui n'a pas précisé le lieu de l'intervention.

Une source officielle mauritanienne a indiqué que l'attaque avait "permis de tuer et de blesser un certain nombre de terroristes armés".



Ultimatum des islamistes qui retiennent Germaneau

Une opération militaire impliquant des avions a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Mali, dans un secteur frontalier où serait retenu en otage un ressortissant français, rapportent des responsables maliens.

Des tirs ont eu lieu mercredi soir au cours de cette opération, menée quelques jours avant l'expiration d'un ultimatum fixé par les islamistes qui retiennent en otage Michel Germaneau, âgé de 78 ans, enlevé le 22 avril dans le nord du Niger.

"Il y a eu des affrontements dans le secteur, des tirs ont été entendus. Nous ignorons s'il s'agissait de heurts entre soldats et preneurs d'otages", a déclaré un responsable de la région de Kidal, dans le nord du Mali, limitrophe avec le Niger et l'Algérie.

"Il y a eu beaucoup de rotations d'avions militaires à l'aérodrome de Tessalit", a dit le même responsable. On confirmait par ailleurs de source militaire à Bamako qu'il y avait eu des accrochages.

De source proche des services de sécurité dans la région, on déclarait qu'une opération militaire liée à l'otage français avait été menée, et l'on disait ignorer quelles forces y avaient pris part et si l'opération avait été couronnée de succès.

Citant des sources diplomatiques, le journal espagnol El Pais écrit sur son site internet que des hommes des forces spéciales françaises ont mené une opération jeudi à l'aube, destinée à libérer l'otage Michel Germaneau.

L'otage n'a pas été trouvé

Ces forces, ajoutent El Pais, ont tué six "terroristes" mais n'ont pas trouvé l'otage, pas plus que la base où il était censé être détenu, base que les forces spéciales avaient localisée par avance avec l'aide des services américains.

Le gouvernement espagnol, continue El Pais, a été informé de l'opération juste avant son déclenchement et s'est vivement inquiété pour la sécurité de deux otages espagnols censés être détenus par le même groupe depuis huit mois. Nul n'était disponible jeudi soir au ministère espagnol des Affaires étrangères pour réagir aux informations d'El Pais.

A Paris, un porte-parole du ministère français de la défense a déclaré jeudi : "Pour l'instant, on ne communique pas sur le sujet. Nous n'avons pas assez d'éléments."

Interrogé sur la participation de l'Algérie à la dernière opération en date dans le nord du Mali, un responsable algérien de la sécurité a démenti, sous le couvert de l'anonymat.

"L'Algérie n'a pas combattu et ne combattra pas le terrorisme en dehors de son territoire. C'est une règle d'or et nous nous y tenons", a-t-il dit.

Michel Germaneau, ingénieur à la retraite qui a travaillé dans le secteur pétrolier en Algérie, a été capturé le 22 avril dans le nord du Niger, près de la frontière avec le Mali et l'Algérie.

L'Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) a menacé le 12 juillet de l'exécuter quinze jours plus tard si le gouvernement français ne se plie pas d'ici là à ses exigences. L'Aqmi réclame en échange de son otage la libération de prisonniers et affirme que sa vie relève désormais de la responsabilité du président Nicolas Sarkozy.

Le groupe islamiste a diffusé en mai une photo et un enregistrement audio de Michel Germaneau. Celui-ci se disait en mauvaise santé et demandait à Nicolas Sarkozy de trouver une "bonne solution".

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