Sud de l’Algérie. L’opium et le beau temps
le 24/5/2009 9:35:28 (229 lectures)

Plantation d'opium dans le sud algerien Dans une région où il fait beau toute l’année, il ne fait pas pour autant bon vivre. Et pour cause, certaines localités comme celles de la wilaya d’Adrar, au sud du pays, sont loin de tout et de tout le monde.

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La débrouille comme mode de vie
le 10/3/2009 6:12:04 (125 lectures)

Face à l’érosion du pouvoir d’achat les Algériens semblent condamnés au système D
En attendant des jours meilleurs, les Algériens semblent condamnés au système D, entre débrouille, désespoir et crainte de l’avenir. Des chiffonniers des décharges publiques aux vendeurs à la sauvette jusqu’au « taxis clandestins », la vie quotidienne est une quête de nourriture, plus cruelle que jamais. Adossés aux murs blessés par le salpêtre des maisons, Moumen El Oued propose des cacahuètes et des pétards à vendre. « Je n’ai que ça pour me faire un peu d’argent. Si on ne cherche pas du travail à droite et à gauche, on est perdus ; d’autant que je suis marié et que j’ai un fils à élever », explique-t-il.


La vente de cacahuètes lui rapporte près de 10 000 DA par mois. « A peine suffisant pour assurer la nourriture », dit-il. A chaque période son business. A la rentrée scolaire, il vend des cartables. Pour l’Aïd El Adha, il se met à l’aiguisement des couteaux. A l’approche du Mawlid Ennabaoui, il fourgue des pétards. « J’aimerais travailler en tant que salarié.

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Djillali Mehri : L’homme qui bâtit dans le désert
le 6/3/2009 4:53:42 (344 lectures)

Djillali Mehri n’hésite pas à dire qu’en Algérie le tourisme peut remplacer le gaz en termes de bénéfices. Sa devise : « le tourisme est un métier de sourires »
Il est discret, un peu timide, n’aime pas trop parler de son travail. « Je laisse les autres en parler », confie cet homme d’affaire de 72 ans. En dépit de son âge, Djillali Mehri garde toujours l’allure athlétique et l’élégance des gens du sud. Il reste fidèle à la région de Oued Souf, aux frontières avec la Tunisie au sud-est de l’Algérie, où il se rend souvent quand il n’est pas en voyage. Ses six enfants s’occupent bien de ses affaires lorsqu’il est absent. Peu attiré par la politique, Djillali Mehri a accepté de se présenter aux élections législatives de 1997 pour participer à la reprise d’une vie politique ordinaire dans un pays ravagé par la violence.

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Au cœur de la formation des élites de choc de la gendarmerie
le 2/3/2009 17:23:53 (221 lectures)

C’est la première fois, depuis leur lancement, que les sites de formation des Sections de sécurité et d’intervention (SSI), dépendant du Détachement de sécurité et d’intervention (DSI) de la Gendarmerie nationale, ouvrent leurs portes aux journalistes. Une véritable fabrique d’hommes d’exception, différents dans leurs tuniques, leurs équipements, leur façon de s’entraîner, d’opérer et de traiter la grande criminalité sous toutes ses formes. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Comment sont-ils formés ? Quelle est leur force de frappe ? Combien sont-ils ?

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Dans la peau d’un contrebandier du carburant
le 5/2/2009 5:30:12 (214 lectures)

Tébessa. Entre l’amphithéâtre romain et « sog Libya » (marché de Libye), il n’y a qu’une étroite chaussée occupée à longueur de journée par les marchands de fripe et les cambistes. C’est là où devait commencer notre aventure pour remonter la filière de la contrebande aux frontières algéro-tunisiennes, plus précisément celles de la wilaya de Tébessa (600 km au sud-est d’Alger).

Des chefs contrebandiers ont accepté de faire le guide pour nous au cœur de ce monde impitoyable et complexe qui épouse la sociologie locale. Pour des raisons qu’on devine, leur véritable identité ne sera pas révélée. En cette journée ensoleillée de fin décembre, il y a foule au marché. Nous faisons un « pseudo lèche-vitrine » chez les épiciers pour confirmer tout ce qu’on dit sur la marchandise « made in Tunisia ». Concentré de tomates, couscous et pâtes alimentaires de tous types, huile de table, sucre et « halwa » orientale… tous les marchands vous répondent sans la moindre gêne que ces produits qui dominent l’offre et la demande locale proviennent de Tunisie dans les véhicules légers de la contrebande. Nous partons sur la RN16 qui mène sur 90 km à la commune de Bir El Ater avant de fouler le dernier arpent algérien au village Lemzara, 40 km plus loin

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Qui tire les câbles du cyberespace ?
le 15/11/2008 6:23:42 (236 lectures)

Internet, un monde virtuel ? Sauf que le réseau s'appuie sur une infrastructure bien réelle : des câbles à fibre optique relient les continents, contrôlés par une poignée de géants des télécommunications. Enquête sur les maîtres du réseau et leur stratégie.


Fin janvier 2008, deux câbles sous-marins, qui assurent l'essentiel du trafic Internet entre l'Europe et l'Asie, sont sectionnés en mer Méditerranée. La troublante simultanéité des coupures alimente aussitôt des théories de complot plus ou moins farfelues, évoquant parfois l'implication du gouvernement américain, en froid avec le régime iranien. Mais l'enquête est classée de manière plus prosaïque : selon les autorités de Dubaï, deux ancres de cargos sont responsables.

Il est vrai que les cas de rupture de câbles Internet ne sont pas rares au fond des océans. Selon l'entreprise Global Marine Systems, cinquante opérations de réparation ont lieu chaque année, rien que dans l'océan Atlantique. Mais les deux coupures successives au large des côtes égyptiennes ont eu un écho inattendu. Plus de 70 % des connexions Internet sont aussitôt interrompues en Egypte. Simultanément, l'Inde perd 40 % à 50 % de sa capacité réseau. L'onde de choc virtuelle aura également été ressentie dans toute la péninsule arabique et il faudra plus de dix jours pour que les opérateurs de la région rétablissent la situation.

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